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Togo / Bilan de l’année académique 2020-2021 : Satisfécit !

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Avec la proclamation le 24 août dernier des résultats de la deuxième partie du baccalauréat, l’année académique 2020-2021, a officiellement pris fin. Dans l’ensemble et sur le plan purement académique, les résultats sont satisfaisants. Au plan social, c’est l’une des rares fois que l’année académique n’a pas été émaillée de grève des enseignants.

Avec 69,59% des candidats admis, le baccalauréat 2021 bat le précédent record de taux réussite établi en 2017 et qui se chiffre à 62,93%. Ce résultat encourageant hisse le Togo en tête des pays francophones d’Afrique (Bénin 64,42% ; Burkina Faso 39,17% ; Côte d’Ivoire 29,24% ; Cameroun 52,72% ; Congo-Brazza 34,10% ; Gabon 32,09% ; Madagascar 49,62% ; Sénégal 37,65% ; Tchad 24,45%). Seule la France avec 93,8% fait mieux que le Togo.

A contrario du baccalauréat, les résultats du premier examen du cursus scolaire au Togo, le Certificat d’enseignement de premier degré (CEPD), qui sanctionne six années d’étude, cette année le pourcentage de réussite est inférieur de près de 5 points à celui de l’année 2020. De l’ordre de 86,44% en 2020, le taux de réussite cette année chiffre à 81,80%.

Quant au BEPC qui sanctionne les études du second cycle de l’enseignement secondaire, sur les 137 293 candidats ayant composé pour le compte de cet examen, 89 349 ont décroché leur diplôme soit un taux de réussite de 65,08%. Ce taux est sensiblement égal à celui de l’année dernière où il se chiffrait à 65,76%.

Pour la première partie du baccalauréat ou Bac 1, sur les 137 293 candidats ayant composé, 89 349 ont décroché leur diplôme soit un taux de réussite de 65,08%. Ce taux est sensiblement égal à celui de l’année dernière où il se chiffrait à 65,76%.

Globalement les résultats des différents examens nationaux sont au-dessus de 60% ce qui veut dire que 2/3 des candidats aux différents examens ont été admis. Des résultats encourageants pour le Togo par rapport aux pays de la sous-région.

Ces bons résultats ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. Certes, ils sont à mettre à l’actif du climat de sérénité qui a prévalu tout au long de cette année académique. Après un temps d’hésitation à la suite de l’appel à la grève lancé en début d’année par le Syndicat des enseignants du Togo (SET) suivi de l’arrestation d’un demi-douzaine de syndicalistes pour faux et usage en écriture, le calme est revenu dans le secteur de l’éducation nationale. Ceci grâce à la méthode Kokoroko.

Réputé grand bosseur, depuis qu’il est nommé au ministère de l’éducation, « l’homme qui sort une note d’information par jour » essaie de mettre de l’ordre dans le secteur de l’éducation qui a été très souvent miné par des grèves à répétition. Certes, il faudra du temps pour mesurer les résultats de ces actions à la tête de ce ministère.

Cependant, la rigueur qu’on connait au Pr Kokoroko ne doit pas lui faire oublier les préoccupations des enseignants. Pour la sérénité de la nouvelle année, il doit explorer des pistes de solutions à ces problèmes pour couper l’herbe sous les pieds des enseignants. Car trop souvent le radicalisme dont a fait montre les enseignants dans leurs revendications est dût aux promesses non tenues de ses prédécesseurs.

Au-delà, c’est l’école togolaise dans son entièreté qu’il faut repenser en ayant pour vision le type de citoyen que le pays veut bâtir  demain. Il faut redéfinir de nouveaux curricula en tenant compte des ambitions du pays à court et moyen termes dans un contexte d’émergence et de crise sanitaire. En cela les états généraux de l’éducation nationale annoncés par le chef de l’Etat depuis plus de 7 ans sont plus que d’actualité.

Source  : .togoscoop

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