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Technologies / DuckDuckGo, le nouveau bastion des conspirationnistes ?

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DuckDuckGo afficherait plus de résultats en adéquation avec les positions des conspirationnistes que Google. Mais les sites mis en avant par le moteur de recherche respectueux des données personnelles sont également moins fiables en moyenne que ceux de son concurrent.

Aux États-Unis, plusieurs voix en provenance des milieux conspirationnistes ou conservateurs s’élèvent contre Google. Selon celles-ci, DuckDuckGo affiche des résultats qui sont plus en adéquation avec leurs opinions et points de vue.

La droite et les antivax préfèrent les résultats de DuckDuckGo à ceux de Google

Au cours de l’un de ses podcasts l’année dernière, Joe Rogan, qui canalise de nombreuses critiques pour ses propos antivax, expliquait que s’il cherchait « des cas spécifiques de personnes qui sont décédées suite à des effets secondaires d’un vaccin », il devait se rendre sur DuckDuckGo pour dénicher des informations qu’il ne trouvait pas sur Google.

« Google supprime activement les résultats de recherche qui ne correspondent pas aux points de vue traditionnels de la gauche », a renchéri un autre podcasteur conservateur, Ben Shapiro, qui conseille à ses auditeurs de recourir à DuckDuckGo plutôt qu’à Google.

De son côté, DuckDuckGo répond qu’il tente de limiter la diffusion de fausses ou de fallacieuses informations et que son panel d’utilisateurs présente une large variété d’orientations politiques, se défendant d’être devenu le repère des conspirationnistes.

DuckDuckGo affiche des résultats de sources moins fiables

Intrigué, le New York Times a comparé les 20 premiers résultats sortis par Google et DuckDuckGo pour plus de 30 requêtes liées aux théories du complot et à des sujets appréciés par la droite américaine pour déterminer s’il existe bien une différence entre les deux moteurs de recherche.

Et d’après les tests, DuckDuckGo a une vraie tendance à afficher des liens renvoyant vers des sources qui sont moins dignes de confiance que celles mises en avant par Google. Ce dernier peut aussi afficher des pages dont on peut douter de la fiabilité des informations procurées, mais dans un volume moindre et apparaissant généralement plus bas dans les résultats.

Pour juger du niveau de pertinence des sites web, le New York Times s’est appuyé sur des ressources comme le Global Disinformation Index, NewsGuard ou encore une étude publiée dans la revue Science.

Deux récentes études avaient déjà déterminé que Bing mettait plus en avant les contenus supportant les théories du complot que Google. Pour rappel, DuckDuckGo reprend en grande partie l’algorithme de Bing pour ses résultats.

Source : clubic

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