Santé

Les femmes de Sakassou sensibilisées sur le cancer du col de l’utérus et les mesures pour l’éviter

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La radio Walèbo de la cité royale de Sakassou a organisé jeudi 26 janvier 2023 une émission publique sur le thème du cancer du col de l’utérus et les mesures pour l’éviter.

Il s’agissait pour elle d’informer et de sensibiliser le grand public et particulièrement les femmes susceptibles d’être atteinte par cette maladie en vue de s’en prémunir.

Dr. Sory Dosso, gynécologue à l’hôpital général de Sakassou et invité principal de cette émission radiophonique, s’est attelé à informer l’auditoire sur les causes, les symptômes, les manifestations, le traitement et les moyens de prévention de cette pathologie qui affecte les femmes plus fréquemment dans la tranche d’âge comprise entre 45 à 55 ans.

« Le cancer du col de l’utérus est provoqué par une infection au Papilloma virus humain (HPV) lors des rapports sexuels. C’est est une tumeur qui se développe progressivement et discrètement dans la partie la plus basse de l’utérus », a-t-il révélé d’entrée avant d’en préciser les symptômes ou les signes annonciateurs qui se manifestent par des pertes de sang entre les règles ou des douleurs durant les rapports sexuels.

Le praticien de santé a ensuite conseillé aux femmes la voie à suivre pour guérir de cette maladie mortelle. « Plusieurs traitements, après un bilan d’extension pour mesurer l’ampleur du mal, peuvent être envisagés et dépendent de la gravité des lésions affectées. L’enlèvement, par voie chirurgicale, d’une portion du col de l’utérus, appelé conisation, ou, l’enlèvement de tout l’utérus, appelé hystérectomie. Dans certains cas, l’association de Chimiothérapie et de radiothérapie, peut être recommandée », a indiqué le gynécologue.

Ce dernier a, cependant, recommandé les moyens de prévention primaire comme la meilleure solution pour éviter le cancer du col de l’utérus. « Quand le pronostic est vite fait, le cancer du col de l’utérus peut se soigner. Néanmoins, il est mieux de chercher à l’éviter grâce à une prévention primaire », a conseillé D. Dosso.

Il a préconisé pour cela un certain nombre de mesures. « Un dépistage régulier tous les trois ans et précoce par frottis du col de l’utérus réalisé par un gynécologue, la vaccination anti-HPV des jeunes filles âgées de 9 à 14 ans et l’examen annuel du col de l’utérus par inspection visuelle (IVEA), sont des moyens d’éviter et de prévenir le cancer du col de l’utérus ou d’en apercevoir les symptômes », a-t-il préconisé.

Source : AIP

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