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France / Les futurs ingénieurs optimistes sur leur avenir professionnel

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Réalisée pendant le confinement, l’étude AUSY et Infopro Digital place le réchauffement climatique en tête de leurs préoccupations à une écrasante majorité, 7 étudiants sur 10.

Crise ou pas, les ingénieurs et futurs ingénieurs n’en continuent pas moins à faire preuve d’un bel optimisme. Et lorsqu’on l’interroge sur son avenir professionnel, la génération qui se dessine est persuadée d’occuper un métier utile pour demain et au cœur des problématiques auxquelles la société va devoir faire face. C’est ce que révèle l’étude* menée auprès de 600 ingénieurs en poste et étudiants, réalisée par AUSY (groupe Randstad) et Infopro Digital pendant le confinement.

Les futurs diplômés sont convaincus d’avoir un rôle sociétal à jouer. À leurs yeux, exercer cette profession leur permettra avant tout de générer de l’innovation (83% d’entre eux), contribuant ainsi à l’amélioration de la société et de l’environnement (81%). «Les défis liés au réchauffement climatique et à l’innovation dans les nouvelles sources d’énergie arrivent en tête de leurs préoccupations. 7 étudiants sur 10 l’expriment, soit une écrasante majorité», souligne Jérôme Gontard, directeur général d’AUSY. La santé se place en deuxième position (pour 47% des étudiants) suivie de la protection de la vie privée (32%).

Parce qu’ils ont pleinement conscience de la valeur de leur diplôme, les futurs diplômés considèrent que leur cursus est un moyen de s’insérer rapidement sur le marché du travail (81%). Les élèves en fin de cursus sont toutefois un peu plus inquiets. Ils sont 77% à se déclarer confiants, contre 86% de leurs camarades en début de parcours.

Le niveau de rémunération, un critère secondaire

Cela n’empêche pas ces profils de rester exigeants dans leurs attentes. Le contenu du poste est pour eux déterminant. 60% des ingénieurs en activité (3 sur 5) et 55% des étudiants veulent avant tout rejoindre une entreprise pour son projet et son cœur de métier. Les conditions de travail arrivent au second rang pour les étudiants, suivies de la notoriété et la réputation de l’employeur. Chez les ingénieurs en poste, si l’ambiance de travail occupe la troisième position, il constitue le premier motif qui les pousse à partir (69%).

Alors, désintéressés les ingénieurs? Sûrement pas. Si le niveau de rémunération leur apparaît secondaire (en 7e position sur 10 critères chez les étudiants), c’est parce qu’ils considèrent que le diplôme leur assure un niveau de vie confortable. En début de carrière, ils s’attendent à percevoir entre 37 000 et 39 000 euros bruts annuels, un chiffre cohérent avec l’offre des entreprises. Quant aux actifs, s’ils peuvent bénéficier d’un salaire plus avantageux ailleurs, ils ne le dédaigneront pas (41% le disent).

La pénurie de profils ingénieurs en cybersécurité

Les élèves ingénieurs seraient-ils un peu trop optimistes? Pas vraiment. En avril, au plus fort de la crise, alors que les entreprises avaient gelé ou décalé les embauches, Randstad dénombrait 18 823 offres d’emploi actives sur le marché pour les profils ingénieurs, alors qu’elles atteignaient plus du double (39 200) 4 mois plus tôt. Mais dès juillet, les offres étaient reparties.

«La pénurie d’un certain nombre de profils ingénieurs, en cybersécurité, dans le cloud, le big data, la connectivité est toujours d’actualité», affirme Jérôme Gontard. «Leur culture de la mobilité, leurs compétences leur permettent de s’adapter, de changer d’environnement, de technologie ; la réputation des ingénieurs français dans et hors Hexagone ; l’innovation comme une des clés de la réussite expliquent cet optimisme. En période ‘‘normale’’ l’ingénieur est en situation de force, mais quand la crise arrive c’est aussi le cas. Côté pile il gagne, côté face, il ne perd pas», résume-t-il.

* Étude Infopro Digital et AUSY auprès d’un échantillon représentatif de 605 ingénieurs, dont 400 en poste et 205 étudiants (du 19 mars au 6 juillet 2020).

Source : etudiant.lefigaro

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