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France / Enseignement supérieur : explosion du nombre de saisines portant sur des problèmes d’examens

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La médiatrice de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur a présenté ce mardi son rapport annuel. Le nombre de saisines a augmenté de 18% en un an

La médiatrice de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur a présenté ce mardi son rapport de 2020. Après une année marquée par la crise sanitaire, les médiateurs ont été particulièrement sollicités par les élèves, parents d’élèves, étudiants ou encore, les personnels.

En 2020, le nombre de saisines a augmenté de 18% en un an, indique le rapport, avec plus de 19.000 demandes. C’est 3000 de plus qu’en 2019. Le délai de règlement des saisines a été, dans 91% des cas, inférieur ou égal à 3 mois. Et inférieur à un mois dans 73% des cas.

La médiatrice de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur dégage trois grands axes: le premier porte sur le bien-être des élèves. Ainsi remarque-t-elle que «les nouvelles modalités de travail, à distance ou hybride, la superposition et la confusion du temps de l’école avec la maison» ou encore, «la nécessité de travailler en autonomie, seul devant son écran pendant des heures» ont ajouté de nouvelles contraintes et creusé les inégalités. En l’occurrence, c’est dans ce contexte que sont nées des «tensions» autour du port du masque à l’école.

Ainsi, la médiation «a reçu plusieurs centaines de courriers de la part de parents d’élèves se plaignant d’importants désagréments pour leurs enfants, qui ne supportaient pas de rester pendant des heures dans cette situation et se retrouvaient parfois punis ou renvoyés des cours par leurs professeurs».

«Presque la moitié des réclamations vise à contester les résultats obtenus.»La médiatrice de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur

L’affectation des élèves dans les établissements

Deuxième axe: les concours et examens qui «ont accentué la pression». Déroulement des épreuves, contestation des résultats, inscriptions (notamment en master), organisation des épreuves de rattrapage pour les BTS, etc. Les médiateurs ont traité 3900 saisines portant sur des problèmes d’examens et ce, sur une période de 4 mois. Cela représente une augmentation de 92% par rapport à 2019 et 28% du total des saisines présentées par les usagers (19% en 2019). «Presque la moitié des réclamations vise à contester les résultats obtenus.»

Enfin, ce qui a posé problème est l’affectation des élèves dans les établissements (premier et second degré). Chaque année, précise le rapport, cette question fait l’objet de nombreuses contestations. La procédure, et notamment celle d’Affelnet, «n’est pas toujours bien comprise ni acceptée». «Sur l’ensemble des saisines du médiateur provenant des usagers, 31 % portent sur des problèmes d’affectation, d’inscription des élèves et des étudiants.» À noter que les saisines qui portent sur cette problématique augmentent: + 26% en quatre ans.

L’ampleur de la précarité étudiante

Le rapport pointe également le bien-être des étudiants, considérablement affecté par la crise sanitaire qui a «aggravé l’ampleur de la précarité». «Les aides aux étudiants avaient déjà fait l’objet d’un assez long chapitre du rapport 2019 parce qu’elles constituaient un des domaines de sollicitations les plus importants pour les médiateurs.»

En 2020, elles comptent pour 33 % des saisines émanant des usagers de l’enseignement supérieur, précise le rapport. De même, le nombre de saisines concernant les demandes de bourses (entre autres) a augmenté de 37% en un an.

Source : etudiant.lefigaro

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