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France / À Sciences Po, des cours de «sociologie de la race» proposés aux étudiants font polémique

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Sur le campus Europe-Amérique latine de Poitiers, les étudiants de deuxième année peuvent choisir de suivre ce cours au semestre 2.

«Nous avons été étonnés de découvrir le mot “race” dans un intitulé de cours. Cette terminologie dérange», déclare au Figaro Etudiant Quentin Coton, responsable du syndicat étudiant de droite UNI à Sciences Po.C’est un choc aussi pour de nombreux étudiants de licence 2 du campus de Poitiers de Sciences Po. Il y a quelques jours, tous ont reçu la liste des cours enseignés pour leur deuxième semestre de l’année. Parmi la trentaine de modules proposés, il y en a surtout un qui a retenu leur attention: «Sociologie de la race». Quentin Coton, responsable du syndicat étudiant de droite UNI à Sciences Po, est directement concerné par ce syllabus, étant lui-même étudiant en deuxième année à Poitiers. «Nous sommes plusieurs à avoir été interloqués par ce titre. Je sais qu’un professeur l’a aussi été», confie-t-il au Figaro Étudiant.

Il n’est pas obligatoire de suivre ce cours. Parmi la centaine d’étudiants de la promotion, seule une vingtaine peut demander à s’y inscrire. Sur internet, Sciences Po présente ledit module ainsi : «Ce cours est pensé comme une introduction à un champ de la sociologie en plein développement en France. (…) Comment utiliser un concept aussi problématique que celui de “race”? (…) L’enjeu de ce cours est d’offrir aux étudiant·es une première introduction sociologique au champ des études sur la race, ainsi qu’avec les principaux débats conceptuels et méthodologiques qui ont cours au sein de la discipline et, plus largement, dans le débat public». Le tout, sans surprise, en écriture inclusive.

Douze séances de cours sont prévues au programme. Telles que «Les principes du constructivisme racial», «La France face à la race: débats sociologiques et controverses politiques sur le concept de race», «Décrire la race? Une approche qualitative de la racialisation», «Race, nation, colonialité», «Corps, santé et racialisation», «La blanchité dans l’hégémonie raciale», ou encore «Intersections: la sociologie de la race face à la religion».

«Nos universités sont en danger»

Pour Quentin Coton, cet enseignement «prend très clairement le pas vers l’idéologie woke». «On a plutôt l’habitude devoir ce genre de débat aux États-Unis. Mais en France, on n’entend plus cette notion de “race” depuis des décennies. On le sait: les noirs et les blancs sont égaux. Les termes utilisés dans la présentation du cours tendent vers des idées que la France rejette», ajoute l’étudiant. «Je ne suis pas choqué. L’école s’américanise et ne pioche que le négatif des universités américaines.»

De son côté, Sciences Po ne voit pas d’un mauvais œil l’utilisation du mot «race» dans son cours. «Nous comprenons que le sujet puisse faire réagir les étudiants. Mais l’université a pour rôle de s’intéresser à ce concept dans une approche comparative. Le terme de “race” est bel et bien utilisé en sociologie. Nous voulons un pluralisme dans les enseignements et nous y veillons», déclare l’école.

Sur Twitter, l’UNI Sciences Po a posté une capture d’écran de l’intitulé du cours. Le syndicat étudiant affirme: «Sciences Po ne se cache même plus d’être un supplétif de ce qui se fait de pire dans les universités américaines. Nos universités sont en danger.»

Source : etudiant.lefigaro

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