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France / Cinq conseils aux jeunes diplômés qui cherchent un emploi en pleine crise

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Eux aussi ont ramé pour trouver leur premier emploi en pleine crise économique. Des anciens des grandes écoles se souviennent et donnent leurs conseils aux jeunes diplômés.

Si le marché du travail est bouleversé cette année, ce n’est pas la première fois que les jeunes de moins de vingt-cinq ans se retrouvent confrontés à une telle situation. En effet, déjà en 1993, 2000 ou 2008, pour ne citer que les crises les plus récentes, des dépressions majeures avaient compliqué la recherche d’un premier emploi. Alors, comment réussir son insertion professionnelle dans des conditions aussi difficiles?

C’est le sujet d’une enquête du NewGen Talent Centre qui a interrogé des alumni des grandes écoles. Au mois de mai 2020, ce sont donc plus de 445 diplômés, répartis sur six promotions de l’Edhec et de CentraleSupélec à qui on a demandé de se souvenir des conditions de leur insertion. Et malgré le prestige de leur diplôme, 21 % d’entre eux affirment que leur carrière a pâti du contexte de leur première recherche d’emploi. Leurs conseils seront d’autant plus utiles à la jeune génération.

Selon l’étude, 62 % des anciens des deux écoles déclarent avoir fait preuve d’agilité et d’adaptation. «Je ne suis pas restée inactive durant ma recherche d’emploi dans le domaine du marketing. J’ai trouvé des petits boulots (vendeuse…) qui seraient formateurs, qui seraient un vrai plus sur mon CV (être au contact du client, avoir des objectifs et des résultats…) et qui ont permis de montrer que j’étais résiliente», raconte ces alumni de l’Edhec.

Dans un marché défavorable d’emploi, beaucoup d’anciens étudiants disent avoir fait le deuil de leur projet initial pour s’ouvrir à d’autres opportunités, que ce soit au niveau du secteur, de la fonction ou du salaire. Il faut «se mettre en position d’apprendre, d’accepter de partir sur un sujet qui n’avait pas été envisagé au départ. Plus la situation est tendue, plus on veut travailler sur son expertise de prédilection pour avoir une chance d’être pris. Or en réalité, il faut accepter de s’adapter un peu plus», conseille un élève de CentraleSupélec.

«Je me destinais à un job dans les télécoms/satellites et vu le contexte de mi-2002, j’ai commencé une carrière en finance de marché. Je suis toujours dans la même branche», déclare un ancien de CentraleSupélec. Et pour ceux qui craignent de ne jamais pouvoir revenir dans leur domaine de prédilection, pas de panique, il existe toujours des moyens de rebondir une fois le premier poste décroché: «J’ai fini par trouver mon premier emploi dans l’informatique alors que je suis ingénieur industriel. Je suis revenu dans le domaine de l’industrie par la suite». Bref, il ne faut pas rester fixé à un job idéal prévu. Ceux qui rêvaient de grands groupes ont regardé du côté des PME.

2. Multipliez les canaux de recherche (sites, réseau, forums..)

Si dans un marché favorable, les jeunes trouvent leur premier job après un stage, CDD ou apprentissage, c’est moins le cas en temps de crise. C’est d’abord en répondant à une offre d’emploi qu’on trouve un job (29 %). Le candidat, même doté d’un beau diplôme doit se montrer entreprenant. «Faire jouer le réseau à fond, pas pour du piston, mais pour avoir accès à de l’information cachée, qu’il s’agisse d’offres ou d’informations concernant une entreprise dont on a repéré une offre», déclare un alumni de CentraleSupélec.

Il vous faudra évidemment montrer une énergie du diable et ne pas vous décourager: «J’ai réalisé une cinquantaine d’entretiens en faisant jouer au maximum mes contacts et le réseau CentraleSupélec», raconte un ancien. Mais attention prévient un ancien de l’Edhec: «Si vous sollicitez le réseau, soyez bienveillant: même si nous sommes diplômés de la même école, nous ne pouvons embaucher qu’à la condition qu’un poste soit à pourvoir».

3. Se faire connaître

Selon l’enquête du NewGen Talent Centre, 26% des premiers emplois ont été décrochés suite à des stages, apprentissages ou CDD dans la même entreprise. «La meilleure manière d‘être choisi, c’est d‘être connu» avance un ancien élève de CentraleSupélec. Alors que les crises sont porteuses d’incertitudes, les employeurs vont en effet avoir tendance à donner leur confiance à des jeunes qu’ils ont pu former lors de stages ou d’alternance.

«Au bout d’environ trois mois de recherche et quelques candidatures, j’ai été pris en VIE (volontariat international en entreprise) au Japon chez L’Oreal. Ayant fait mon stage de fin d’études dans cette même entreprise, ma candidature a pu être appuyée par mon ancien maître de stage, ce qui m’a probablement aidé» déclare un alumni de CentraleSupélec. «J’avais fait trois stages au cours de ma scolarité et les trois entreprises où j’avais travaillé m’ont fait des propositions d’embauche. Se faire connaître et montrer ses compétences au cours des stages scolaires est important pour faciliter l’entrée dans la vie professionnelle», déclare un autre ancien de CentraleSupélec.

4. Se former

Certains décident de poursuivre leurs études afin d’attendre la fin de la crise. C’est le cas de cet ancien de CentraleSupélec qui est allé à Londres faire un PhD en maths financières. Un ancien de l’Edhec a opté pour une formation complémentaire «pour sortir du lot».

5. Accepter une localisation non prévue

«Mes recherches ont évolué, passant d’une recherche en France (un CDI dans le conseil, l’aéronautique ou l’énergie) à une recherche à l’étranger le cadre d’un VIE», raconte un ancien de CentraleSupélec. D’autres à l’inverse acceptent de rester en France alors qu’ils avaient prévu de partir à l’étranger.

Source : etudiant.lefigaro

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